Lundi 16 mars 2009
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Dimanche 8 mars 2009
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Aux Conseillers en Gestion de Patrimoine
Objet : Votre REC spécifique
Rennes, le 4 mars 2009
Cher(e) Collègue,
Tu as été destinataire d'un courrier visant à modifier, avec ton accord et par ta signature, les conditions de versement et d'octroi de la REC spécifique
versée aux Conseillers en Gestion de Patrimoine.
L'astérisque de renvoi prévoyant la possibilité de récupérer, sur le salaire de janvier, le trop perçu en cas d'atteinte inférieure à 50% de tes objectifs au 31/12
(cf. page 3) !!!
Ta REC spécifique est un élément essentiel de ton contrat de travail.
Les salariés menacés dans leur droit sont légitimes à refuser ces modifications (Cassation. Sociale 19 mai 1998). En effet, la modification doit recueillir de façon
explicite et non équivoque l'accord du salarié.
Le refus suppose une éventuelle application unilatérale de l'employeur attaquable en justice aux torts exclusifs de l'entreprise. Iront-ils jusque-là ?
Nous vous proposons une rencontre pour assurer votre défense, à l'occasion de votre formation les 12 et 13 mars. (à l'heure de la pause par exemple)
Nous nous tiendrons à votre disposition ces jours là dans les locaux du Comité d'Entreprise (4ème étage).
Nous comptons sur votre présence.
Accepte nos sincères salutations.
Pour le Syndicat Force Ouvrière
Alain LETAINTURIER
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Jeudi 5 mars 2009
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10:08
Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de Force Ouvrière, daté du mercredi 4 mars 2009
90.200 chômeurs supplémentaires officiellement recensés au mois de janvier 2009.
Pour mesurer l'importance de cette augmentation (du jamais vu en un mois), il suffit de noter que, sur toute l'année 2008, l'accroissement a été de 217.000.
Derrière les chiffres, ce sont surtout 92.000 personnes qui se sont inscrites à Pôle Emploi parce qu'elles cherchent un travail. Et ce nombre ne concerne que les candidats disponibles pour un
emploi à temps plein et ne comprend pas toutes celles et ceux qui sont, par exemple, en sous-emploi avec du chômage partiel.
Depuis plus d'un an, nous expliquons que cette crise est une crise du système. Au début, certains nous regardaient avec des yeux ronds en disant que nous avions tort, que ce n'était qu'une crise
financière sévère mais temporaire.
Les faits confirment notre analyse.
Oui, il y a une dimension internationale à cette crise, tout simplement parce que tous les pays sont touchés et que le système capitaliste est lui-même mondialisé. Sur ce plan, le G20 de début
avril, s'il veut avoir un effet, ne doit pas se contenter de quelques modifications de règles comptables: il faut, par exemple, interdire les paradis fiscaux, reréglementer rapidement et lancer une
relance mondiale.
Oui, il y a une dimension européenne à la crise. Celle-ci montre qu'une construction européenne basée sur le libre-échange, la liberté de circulation des capitaux, la prétendue libre concurrence,
le recul des pouvoirs publics, la déréglementation et la libéralisation n'est pas un «plus» pour les pays membres, mais un «moins». C'est donc la nature de la construction européenne et ses
priorités qu'il faut réorienter.
Oui, il y a aussi une dimension nationale.
Cette crise marque l'échec cuisant des tenants du capitalisme libéral. Il ne devrait pas y avoir de honte à le reconnaître, y compris pour celles et ceux qui se
trouvent percutés dans leurs convictions ou intérêts. Le seul pragmatisme ne doit pas être un alibi ou une échappatoire pour éviter les débats et questions de fond.
Or, force est de constater que ce n'est toujours pas le cas dans notre pays.
Dans une telle situation, il faut à la fois donner un sens (c'est-à-dire une vision) et savoir activer toutes les manettes.
À une crise de système, il faut répondre par une refonte du système.
Le seul plan de relance de 26 milliards d'euros sur l'investissement est notoirement insuffisant. Il faut maintenant le compléter par un soutien à la consommation.
Cela passe, bien entendu, par une augmentation du pouvoir d'achat des salaires, retraites et minima sociaux pour réduire les inégalités et contribuer à remplir les carnets de commandes.
Cela passe aussi par la mise en œuvre de moyens financiers pour prolonger l'indemnisation du chômage et permettre la mise en place d'une allocation d'insertion pour les moins de 25 ans, qui n'ont
rien. Cela passe encore par la remise en place de l'allocation équivalent retraite.
Il faut encore qu'en contrepartie des aides accordées, l'État exige le maintien des emplois.
Il faut enfin geler les suppressions de postes dans la fonction publique.
Tout cela n'est pas conforme aux dogmes libéraux? Raison de plus, car ce sont ces dogmes qui sont à l'origine de la crise.
Cela va coûter cher? Peut-être, mais envisage-t-on demain des centaines de milliers de personnes supplémentaires sans indemnisation? Se référer à la justice c'est bien, la mettre en œuvre c'est
mieux. C'est pour cela qu'il ne faut pas hésiter à remettre en cause la loi TEPA et à taxer plus fortement les entreprises du CAC 40 qui réalisent des profits.
Cela doit participer de la redistribution indispensable.
Sur toutes ces questions, il y a urgence. C'est une question de volontarisme et de choix.
C'est ce que nous réaffirmerons avec force le 19 mars, un 19 mars qui doit être plus puissant que le 29 janvier.
- Augmentation générale des salaires, minima sociaux et retraites.
- Moratoire (gel) des licenciements.
- Abrogation de la loi TEPA.
- Arrêt de la RGPP et des suppressions de postes dans la fonction publique.
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